Trois ans de FALCON : ce que ce projet européen a construit, et ce qu’il ouvre

Temps de lecture : 2 minutes

De 2023 à 2026, j’ai contribué à FALCON, projet européen consacré à l’apport de l’IA à la lutte contre la corruption. J’y suis arrivé avec près de dix ans de due diligence et d’enquêtes sur les tiers. J’en ressors avec des résultats concrets et une conviction renforcée.

Ce que nous avons bâti

  • des indicateurs de risque pour les marchés publics, les sanctions, les frontières et les personnes politiquement exposées ;
  • une ontologie commune, adossée à une base de connaissances partagée ;
  • une boîte à outils testée en trois pilotes par des utilisateurs de plusieurs pays, avec une forte adhésion ;
  • un modèle prédictif atteignant un F1 de 69 à 80 % selon les pays ;
  • des formations suivies par plus de 1 600 personnes.

FALCON a confirmé ce que la due diligence m’a appris sur le terrain : un indicateur vaut par les affaires réelles sur lesquelles il est éprouvé, et une conclusion par le niveau de confiance qu’on peut lui attribuer.

Ce qu’il ouvre

C’est l’axe naturel de la suite : élargir le corpus à des affaires documentées et mesurer les indicateurs sur des cas avérés. La FCPA Clearinghouse de Stanford, qui recense plus de 550 schémas de corruption traités aux États-Unis, en est une piste concrète, tout comme les CJIP françaises. Des modèles de langage exécutés en local pourraient en extraire intermédiaires, montages et flux de paiement, tout en gardant la maîtrise des données.

La base FCPA Clearinghouse de Stanford est à ce titre un atout remarquable : un corpus public et structuré des actions d’exécution du Foreign Corrupt Practices Act américain, consultable par entité, prévenu ou pays, et organisé en groupes d’affaires liées. C’est un terrain idéal pour alimenter et éprouver une détection de schémas de corruption de type FALCON sur des cas réels. Croisée avec dix ans d’expérience de la due diligence, elle permet de confronter les indicateurs aux montages effectivement sanctionnés.

Merci aux partenaires du consortium pour ces trois années. Le travail continue.

Pour en savoir plus : FALCON : l’IA au service de la lutte anticorruption.

Sources

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *