Synthèse Fonds hebdomadaire – 28/10/2026

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Une semaine, une question : qui détient le capital de ce dont dépend la défense ? À Saint-Nazaire, l’État doit dire s’il laisse un fonds américain prendre la majorité du motoriste qui fournit les diesels de secours des sous-marins. À l’Assemblée, un texte veut abaisser le seuil de contrôle des investissements étrangers et l’étendre aux sous-traitants de tout rang. En Inde, le ministère commande à 82 % auprès de son industrie et le capital-risque commence à financer les capteurs, pas seulement les drones. En Europe, l’argent public passe par les banques et les prêts, et les fonds français ouvrent un à un leur compartiment défense. La souveraineté ne se décrète pas, elle se finance et se contrôle. Période couverte : du 21 au 28 octobre 2026, avec quelques éléments de contexte signalés.

Fait central : Everllence et le contrôle des investissements étrangers

Inde : commande publique et capital-risque de défense

Levées défense hors Inde

Financements publics européens

Capital-investissement et BITD française

Commande publique et dépendances

Le fil rouge tient en trois mots : capital, contrôle, dépendance. Le capital d’abord : les fonds généralistes français se dotent de véhicules défense, l’Inde finance ses capteurs et sa propulsion par la dette convertible, l’Allemagne veut sa part de KNDS. Le contrôle ensuite : Everllence et les Forges de Tarbes montrent qu’un actif stratégique se perd aussi bien par une cession que par une défaillance, et le texte examiné le 29 octobre tente d’élargir le filet. La dépendance enfin : moteur américain pour l’Inde, logiciels d’analyse non européens pour les armées européennes, composants « ITAR-free » comme argument commercial. Celui qui finance décide ; celui qui contrôle protège.

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