Un service peu connu: l’Epidemic Intelligence Service du Centers for Disease Control

EIS is a long-standing, globally-recognized fellowship program, renowned for its investigative and emergency response efforts. Learn about the distinguished EIS network—from the program’s active disease detectives, its alumni, and the leaders and other public health servants—who ensure the integrity and relevance of this program in order to meet modern day public health needs.

https://www.cdc.gov/eis/who-we-are/index.html

Référence:

“50 Years of the Epidemic Intelligence Service.” Morbidity and Mortality Weekly Report, vol. 50, no. 15, 2001, pp. 285–285. JSTOR, http://www.jstor.org/stable/23311996. Accessed 1 Apr. 2020.

 

#Livre #2019 – Researching National Security Intelligence: Multidisciplinary Approaches

Editor: Georgetown University Press – November 2019

Authors: Stephen Coulthart, Michael Landon-Murray, and Damien Van Puyvelde, Editors

Researchers in the rapidly growing field of intelligence studies face unique and difficult challenges ranging from finding and accessing data on secret activities, to sorting through the politics of intelligence successes and failures, to making sense of complex socio-organizational or psychological phenomena. The contributing authors to Researching National Security Intelligence survey the state of the field and demonstrate how incorporating multiple disciplines helps to generate high-quality, policy-relevant research. Following this approach, the volume provides a conceptual, empirical, and methodological toolkit for scholars and students informed by many disciplines: history, political science, public administration, psychology, communications, and journalism. This collection of essays written by an international group of scholars and practitioners propels intelligence studies forward by demonstrating its growing depth, by suggesting new pathways to the creation of knowledge, and by identifying how scholarship can enhance practice and accountability.

http://press.georgetown.edu/book/georgetown/researching-national-security-intelligence

Chinese Communist Espionage: An Intelligence Primer Book Launch | Center for Strategic and International Studies

« Against the backdrop of recent allegations leveled against Huawei and other Chinese entities, the nature and scope of the Communist Party of China’s (CCP) secret operations overseas, including traditional espionage, influence operations, industrial espionage, and intellectual property theft have never been more important, yet this topic remains widely misunderstood and understudied. In their new book, Chinese Communist Espionage: An Intelligence Primer, co-authors Peter Mattis and Matt Brazil focus on the world of Chinese espionage both past and present, enabling a better understanding of how important its influence is, both in China and abroad. »

The event will be webcast live from this page.

Source : Chinese Communist Espionage: An Intelligence Primer Book Launch | Center for Strategic and International Studies

#Entreprises et #Renseignement: il aura fallu 25 ans? « Les services de renseignement et les entreprises font front commun »

Le rapport Martre, « Intelligence économique et stratégie des entreprises« , est sorti il y a 25 ans et il aura fallu tout se temps, quelques centaines d’entreprises disparues ou déstabilisées, sans oublier les centaines de milliers d’emplois perdus, pour qu’enfin un début de réaction survienne, à savoir l’utilisation des moyens de renseignement régaliens pour la « promotion des intérêts économiques français »:

Les services de renseignement et les entreprises font front commun.
Les services de renseignement ont rencontré plusieurs dizaines de dirigeants du CAC 40 pour identifier leurs besoins. Ils réorientent clairement leur action vers la protection et la promotion des intérêts des entreprises au côté de la lutte antiterroriste. »

Il faut bien entendu que cela soit le cas: au nom de quel principe n’y aurait il pas coordination entre les l’état, et ses services, et les entreprises. Des pays comme la Chine, l’Allemagne, Israël, et bien entendu les Etats Unis savent que leur intérêt est celui de leurs entreprises, avec souvent une circulation à deux sens entre le privé et le public des cadres et dirigeant, favorisant ainsi le partage d’informations et de contacts.

Il y a eu deux écueils en France pour cela: d’une part un débat juridico-éthymologique sur ce qu’est une entreprise française, certains ayant d’importants actionnaires étrangers dans leur capital; de l’autre un obstacle tenant au renseignement lui-même, à savoir l’utilisation non contrôlée des informations transmises par les entreprises elles-mêmes, pouvant engendrer la compromission des moyens confidentiels, voire clandestins, utiliser pour les obtenir.

La coordination devient nécessaire mais cette fonction pour le renseignement est relativement récente, le poste n’ayant été créé qu’en 2008. Mais cette fois-ci l’objectif semble clairement établi: « Le premier objectif de notre politique de sécurité économique, indique la Coordination du renseignement dans sa stratégie nationale, est de détecter et de neutraliser le plus en amont possible toute menace […] susceptible d’affecter les intérêts économiques, industriels et scientifiques. »

Cette fois-ci car des essais de « sas de transfert » entre les services et les entreprises ont déjà été tentés, avec le Haut Responsable à l’Intelligence Economique, M. Alain Juillet avec des obstacles d’ordres administratifs mais aussi culturels: les services de renseignement ne sont pas sensés parler de ce qu’ils font et les autres administrations présentes en ambassades ne sentent pas toujours concernées; les entreprises elles se méfient parfois de l’état omniprésent.

La création de l’Intelligence Economique a peut être aussi brouillée les pistes, entre amateurismes ou barbouzeries et des « anciens » des services n’assumant pas toujours leur passé ou à l’inverse voulant appliquer les mêmes méthodes: sauf qu’une entreprise n’a ni les moyens, ni l’organisation, ni la formation et surtout pas l’autorité régalienne de mener des actions de renseignement, qui en plus ne sont efficaces que dans le temps long là où une société pense en quelques années ou mois.

Cependant les méthodes sont parfois les mêmes, les outils également et au final les sources aussi: quand une entreprise va rencontrer les responsables politiques et économiques d’un pays pour comprendre les circuits de décision, fait-elle de la conduite de ses affaires ou du renseignement d’origine humaine? La limite est simple: la légalité et la légitimité à le faire, c’est à dire pour elle-même avec un objectif défini et une approche transparente.

« La Coordination nationale du renseignement cible également l’édiction par les Etats et les acteurs privés étrangers de normes à portée extraterritoriale qui peut « s’accompagner d’actions d’influence agressives », ainsi que les enquêtes d’autorités judiciaires étrangères à l’encontre des entreprises françaises . Des procédures qui forcent les entreprises à transférer des actifs essentiels (informations confidentielles relatives aux dirigeants, clients fournisseurs etc.) ou à se retirer de certains marchés. Le tombereau d’amendes infligées à BNP Paribas, Alstom ou Technip a servi d’exemple. Et le dossier Airbus est loin d’être réglé. »

Si les cas cités sont connus, et reflètent effectivement la volonté et la coordination d’un état au bénéfice de ses intérêts nationaux, il ne faut pas oublier deux facteurs essentiels: comment empêcher un état souverain d’édicter et d’appliquer ses propres lois, certes de façon très large? Les actions en justices ont pour base des enfreintes effectives à la loi … certains cherchant même à minimiser les délits commis au prétexte justement d’une certaines concurrence déloyale.

C’est vouloir prendre des raccourcis et c’est un argument difficilement opposable en justice. C’est aussi oublier que les causes d’échec d’une entreprise sont multiples: mauvaise appréciation de l’évolution des marchés; absence de prise en compte des nouvelles technologies; inadaptation aux nouvelles réglementations et lois; erreurs de gestion, de communication, fraudes des dirigeants, etc. … toutes choses sur lesquelles il est recommandé d’être attentif pourtant dès ses études.

Après 25 ans d’IE, force est de constater que, malgré de très nombreuses formations, sensibilisations, recommandations et publications sur le sujet, l’on peut encore trouver aujourd’hui des entreprises qui ne veillent pas sur leurs concurrents et leurs clients, qui ne protègent pas leurs données sensibles, leurs recherches ou leurs cadres en voyages, mais aussi des actionnaires qui laissent faire des dirigeants même lorsqu’ils ont connaissance de délits pouvant déstabiliser leur entreprise.

Bien entendu que les concurrents ne respectent pas eux aussi les règles, que les autres états se renseignent, et que des lois existent, mais c’est la capacité de chacun d’être au courant de ces agissements ou contraintes. Jouer la surprise pour éviter de prendre ses responsabilités n’est pas admissible.

Republication de passages de l’article de @terryzim « A destination des communautés du renseignement et d’intelligence économique: De l’urgence d’intégrer des autistes à haut niveau de fonctionnement et Asperger »

Cet article intéressant pose des bases sur l’emploi de personnes capables de « s’isoler de l’environnement pour se livrer intégralement à une unique activité » liée au renseignement dans une unité spécialisée « au sein du programme Voir Loin, Prévoir ».

Le renseignement rencontre des obstacles souvent liés à son analyse, les « biais cognitifs », et son exploitation par des décideurs, la « politisation du renseignement »: en clair un même renseignement peut être interprété de différentes manières et être utilisé à des fins autre que sa signification intrinsèque. Si le phénomène des biais commence à être relativement connu et discuté pour éviter les erreurs d’interprétations, voir par exemple le programme RECOBIA de l’Union Européenne, celui de la politisation du renseignement l’est moins tant il touche aux intentions des décideurs: on peut citer à ce sujet le chapitre 4.3 « L’analyse et le policy making: usages et mésusages du renseignement » du livre d’Olivier Chopin et Benjamin Oudet (@BenOudet) « Renseignement et sécurité, 2ème édition » chez Armand Colin.

Pour en revenir à l’article à l’origine de ce post, outre l’information que des personnes, on peut noter qu' »il existe une citation d’un entrepreneur qui dit qu’un entrepreneur est une personne attentive aux opportunités que les autres ignorent. Sur cette base, une personne atteinte de TSA pourrait être quelqu’un qui est « attentif aux détails que les autres ignorent. » » Et en effet cette capacité de concentration, d’identification de détails, d’abstraction à l’environnement de travail, l’absence de ces filtres qui nous empêchent souvent de travailler, pourrait être un atout s’il ne posait au moins deux défis: d’une part le renseignement a besoin d’un nombre constant et connu de personnels, dont des nouvelles recrues – difficile donc de prévoir que des personnes atteintes des syndromes cités seront disponibles.

D’autre part le renseignement est aussi une affaire de formation, l’acquisition de connaissances génériques sur l’organisation du travail, les « gestes métiers » car il faut des procédures, et les connaissances liées aux domaines sur lesquels on se renseigne (armements, pays, groupes armés terroristes). Et si tant est que toutes ces capacités et connaissances se retrouvent en nombre suffisant, il reste un dernier obstacle lié au manque de ces mêmes capacités et connaissances chez les décideurs dont les parcours de formation et professionnel, sans parler du profil psychologique, n’est quasiment jamais le même que ceux qui font le renseignement. Cette divergence tient sans doute au fait que les uns sont intéressés par la compréhension alors que les autres le sont par la décision.

A ma connaissance, deux auteurs de science fiction ont traité de ce sujet, l’utilisation de personnes aux capacités psychiques spécifiques dans des emplois de planification et d’anticipation: tout d’abord Ender Wiggin dans la Stratégie Ender d’Orson Scott Card puis Greg Mandel dans (La brigade) Mindstar de Peter F. Hamilton, personnages spécifiquement formés mais également dotés d’un don naturel, exploité à des fins opérationnelles. On pourrait également citer le mentat Thufir Awat dans Dune de Frank Herbert. Si des lecteurs connaissent d’autres exemples de personnages aux capacités mentales particulières, je suis preneur.

Si l’emploi de telles personnes pourrait être utile, il faudrait également étudier les mécanismes de la décision et pourquoi des personnes, en position d’être bien in-formées, prennent ce qui semble être de mauvaise décision … mais c’est un autre débat et peut être article.

#Livre: Renseignement et sécurité – Olivier Chopin, Benjamin Oudet

« Qu’est-ce que le renseignement ? En quoi diffère-t-il de l’espionnage ? Qui prend les décisions dans les services secrets ? Comment sont menées les opérations spéciales ? L’étude du renseignement permet d’aborder ces questions et de s’interroger sur les modalités de son contrôle et de son influence sur la politique étrangère des États.
Cette nouvelle édition est enrichie d’un chapitre dédié aux transformations de l’information et au cyber, et d’études de cas portant sur des thématiques actuelles : renseignement des entités non étatiques, services secrets américains sous la
présidence Trump, droit du renseignement en France, etc.
Une introduction sans équivalent à un sujet désormais central des études de sécurité. »

9782200625832

Source : Renseignement et sécurité – | Armand Colin

#Livre 2018 – via le @Portail_IE: « L’intelligence économique du futur 1 et 2 », de Henri Dou, Alain Juillet et Philippe Clerc

J’ai récemment eu le plaisir de revoir mon professeur et inspirateur Henri Dou, avec quelques autres camarades: il est le père nôtre métier depuis les années 80 et c’est grâce à lui que je fais de l’intelligence économique et je n’ai jamais oublié ses leçons sur la veille technologique bien entendu mais aussi l’analyse des données (publications, réseaux relationnels, …).

——-

Trois grands noms de l’intelligence économique, auteurs de plusieurs ouvrages, Henri DOU, Alain JUILLET et Philippe CLERC ont travaillés ensemble pour publier ce lundi 15 octobre 2018 un ouvrage présenté sous deux volumes qui sont, « L’intelligence Economique du futur 1 ; une approche stratégique et opérationnelle » et « L’intelligence Economique du futur 2 ; une nouvelle approche de la fonction information ». L’ouvrage est publié aux Editions ISTE, ainsi que disponible en format numérique.

Henri DOU, est un des pionniers de la veille technologique en France. Il est à l’origine de la création du CRRM (Centre de Recherches Rétrospectives de Marseille). Il a par ailleurs internationalisé ses compétences en œuvrant à l’étranger dans des commissions étatiques et des universités traitant de l’intelligence compétitive dans une optique de coopérations internationales.

….

https://portail-ie.fr/short/1953/lintelligence-economique-du-futur-1-et-2-de-henri-dou-alain-juillet-et-philippe-clerc