Guerre Economique: « Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie préoccupent l’UE »

« La chambre basse du Congrès américain doit voter mardi sur de nouvelles sanctions contre la Russie. Ce projet provoque la colère à Moscou, mais aussi en Europe, car il permettrait de sanctionner des entreprises européennes du secteur de l’énergie. »

Source : Les nouvelles sanctions américaines contre la Russie préoccupent l’UE – rts.ch – Monde

Dans ce cas il s’agit effectivement de guerre économique car les Etats-Unis tentent de bloquer, au bénéfice de leurs entreprises, celles qui en Europe continuent de commercer ou investir en Russie en respectant, faut-il le rappeler les sanctions existantes.

Un régime de sanctions ne doit pas être confondu avec un régime d’embargo: dans un cas seules certaines entreprises et personnes sont visées; dans l’autre c’est la totalité d’un pays qui est visé. L’extension des sanctions est simplement une manœuvre.

Les Etats-Unis savent contourner leurs propres règles: le Vice-Ministre des Affaires Etrangères de Téhéran avait témoigné devant des industriels français de l’existence d’un vadémécum du Département d’Etats permettant aux entreprises US de commercer avec l’Iran légalement.

C’est oublier deux autres réalités: la Chine, l’Inde ou même le Japon commercent avec l’Iran ou la Russie sans être menacés de sanctions, voire même s’ils le sont de ne simplement pas en tenir compte. La Russie est le premier vendeur d’armement en Inde, l’Iran y exporte du pétrole.

De même le Japon, évidemment la Chine et désormais l’Inde concurrent, et espionnent les entreprises européennes et françaises, de façon très directe voire ouvertement. A se tromper d’adversaire on est quasiment certain de perdre la guerre, qu’elle soit économique ou « classique ».

Guerre économique et espionnage d’état : histoire, rôles et limites


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Juste une conversation, ou de l’espionnage industriel ?
Zinetv.Visual Hunt, CC BY-NC-ND

Pierre Memheld, Université de Strasbourg

Pour le Maréchal Joffre en 1915 (dans ses mémoires), la guerre économique a pour but de couper les communications de l’ennemi avec les autres pays, de l’empêcher autant que possible de se procurer à l’extérieur les ressources de toute nature qui lui sont nécessaires pour continuer la lutte.

L’articulation guerre économique-renseignement économique

La guerre économique accompagne et supporte la guerre militaire d’autant que pour Joffre il s’agit d’une priorité stratégique qu’il supervise directement. Il ne s’agit pas seulement d’organiser des blocus mais d’une stratégie visant à affaiblir l’ennemi en s’en prenant à tous les secteurs pouvant supporter l’effort de guerre, par le renseignement économique militaire.

Aujourd’hui le renseignement économique, à des fins militaires ou politiques, est toujours une prérogative de l’État même si les buts immédiats ne sont pas la destruction d’outils de production industrielle ou agricole. Les pouvoirs politiques comme les Nations Unies, l’Union européen ou des états, peuvent décider de mettre en place des sanctions, par définition individuelles contre des personnes morales ou physiques, ou un embargo qui lui vise l’intégralité des échanges avec un pays.

Lors d’opération militaires, comme les interventions en Syrie ou en Libye, la destruction d’infrastructures, d’entrepôts ou d’usines, reste un mode d’action employé, par toutes les parties en présence : ainsi les « groupes armés terroristes » l’emploient par sabotages ou attentats contre des cibles adverses.

Peut-on pour autant parler de guerre économique selon la définition de 1915. Non car l’échelle de l’action, des opérations ou des destructions n’a aucune commune mesure. Outre les dégâts matériels, la guerre économique de la 1re Guerre mondiale provoquait également des pertes humaines y compris civiles. Il en fut de même lors de la 2e Guerre mondiale.

La guerre économique contemporaine

Qu’appelle-t-on aujourd’hui guerre économique ? Peut-on qualifier la concurrence entre états ou entreprises, pour prendre des parts de marchés de guerre ? La « guerre économique est souvent entendue au sens de guerre commerciale c’est-à-dire d’affrontements qui opposent au moins deux pays ». Le concept est réapparu au début des années 90 chez des analystes, s’appuyant sur lui pour expliquer les enjeux des échanges économiques, comme Bernard Esambert ou Christian Harbulot.

Mais il s’agit d’une description de jeux d’acteurs économiques, de leurs oppositions concurrentielles, souvent par des moyens illégaux, comme l’espionnage économique, la prise de contrôle hostile voire le lobbying afin de changer les règles. Le concept fait l’objet d’autant de définitions que d’auteurs et reste ainsi flou :

« les auteurs qui l’utilisent l’emploient en effet pour désigner des situations et/ou la mise en œuvre (…) de stratégies qui peuvent présenter des contenus différents ».

Au-delà de ce problème de définition, il faut constater que ces « conflits économiques » n’engendrent pas de pertes humaines, du moins directement car il faut considérer l’impact social du rachat ou de la disparition d’entreprises et d’emplois, au bénéfice d’un pays ou d’une entreprise concurrente. Au demeurant, on peut identifier dans la plupart des conflits modernes des enjeux économiques.

Réalités historiques

Au-delà de cas contemporains, avec par exemple la recherche de ressources en pétrole comme objectif de guerre pendant la 2e Guerre mondiale ou l’exploitation du pétrole comme conséquence du contrôle de l’Irak par les troupes américaines, il existe des exemples historiques de guerres économiques.

Depuis la dissolution violente de l’Ordre des Templiers, devenu riche et influent de par son rôle militaire et religieux, les guerres entre les cités-états italiennes comme Venise, Florence ou Raguse avec le contrôle des voies maritimes en Méditerranée jusqu’aux troupes sous les ordres de la Compagnie britannique des Indes orientales (BEIC), participant aux opérations de la couronne britannique en Inde. On peut ainsi documenter le concept, tant les oppositions entre royaumes, familles et religions ont engendré des luttes politico-économiques.

Souvent initiées par les états, ces luttes ont clairement pour objectif le contrôle de l’accès à des ressources. Le champ lexical associé à la guerre illustre bien cette histoire : expéditions, invasion, razzia. On peut également parler de guerre des épices, de l’opium, du thé ou de l’alun. Dans ce cas les acteurs utilisent des moyens militaires pour atteindre des objectifs économiques et territoriaux.

La conquête des Amériques, de l’Afrique ou de l’Asie ont donné lieu à des conflits contre les occupants originaux de ces continents puis des conflits entre les conquérants, comme l’opposition entre Espagne, Portugal, Royaume-Uni, Allemagne et France. Plus proches de nous, on peut identifier des enjeux économiques dans les guerres de décolonisation comme le pétrole en Algérie. Peut-on au demeurant dire que ces guerres furent initiées pour cette ressource ?

Depuis la concurrence entre seigneurs au Moyen Âge, jusqu’aux réseaux de la Hanse ou de la Compagnie française des Indes orientales, la collecte d’information sur les bateaux, leurs cargaisons, les ports ou les liens entre marchands, le renseignement à des fins économiques existe. Il s’agit bien souvent de vols de documents même si l’existence d’organisations réseaux de renseignements permanents est documentée, comme pour la BEIC.

Lorsque celle-ci a commencé à agir comme un état, « avec des méthodes militaires administratives et financières utilisées par les empires », que la couronne britannique a mis fin à son existence et a récupéré ses possessions en Inde : un état et à plus forte raison un royaume, ne peut partager ses prérogatives exclusives avec une entreprise. On en vient là à la première différence fondamentale entre guerre et économie.

Même si les buts et les moyens peuvent se confondre, avec des entités économiques mettant à disposition d’un état leurs ressources existantes ou potentielles en échange d’une forme d’autorité légale, les lettres de course, et de moyens militaires, la raison d’être et les objectifs à long terme diffèrent entre une société et un pays.

De même si le renseignement, ou plutôt l’espionnage, économique a toujours existé, il est devenu une exclusivité des états car ils bénéficient d’une exception régalienne : chaque pays a des services de renseignements que les gouvernements couvrent de leur autorité. Toute activité de renseignement menée par une autre entité qu’un état est donc devenue illégale, même si les cas avérés d’espionnage par des entreprises pour des entreprises font la une des médias.

Nous ne sommes pas en guerre, mais nous perdons des batailles

Le monde économique d’aujourd’hui n’est pas seulement interconnecté d’un point de vue technique mais réellement interdépendant. Si la Chine est devenue l’usine du Monde, c’est effectivement de par son avantage prix mais aussi et surtout par ses clients. Sans clients et sans relations économiques, la Chine n’aurait pas la même influence politique et n’aurait peut-être pas développé le même appareil militaire.

Seulement, nous avons besoin de la Chine pour fabriquer ce dont nous avons besoin, pour nos sociétés dites de consommation, à un prix toujours plus compétitif, d’où la notion d’interdépendance. Mais certaines « défaites » économiques comme la vente d’un groupe à des investisseurs étrangers sont aussi souvent des erreurs de management, ou une mauvaise interprétation des marchés et de la concurrence, pas des actions « ennemies ».

The ConversationPar conséquent, nous ne sommes pas en guerre mais nous perdons des batailles. Nous devons réorienter l’éducation des dirigeants financiers, technologiques ou politiques au management de l’information et de la sécurité, la collecte et l’analyse du renseignement afin de tenir compte aussi de la « coopétition ».

Pierre Memheld, Responsable du Master Intelligence Economique et Gestion du Développement International, Université de Strasbourg

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Pakistan Will Provide ‘Special Force’ to Defend Chinese Investments

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Islamabad will provide 10,000 troops just to ensure the safety of Chinese citizens and companies along the CPEC.

Make in India and the Expanding Scope for India-Japan Defence Cooperation

Make in India and the Expanding Scope for India-Japan Defence Cooperation
India’s Act East policy and Prime Minister Modi’s Make in India drive coincide with the shifts in the Japanese post-war security policy and the April 2014 e

Le soleil levant de l’Inde

Nobusuke Kishi - Jawaharlal Nehru - 1957

Nobusuke Kishi – Jawaharlal Nehru – 1957

Narendra Modi - Shinzo Abe - 2015

Narendra Modi – Shinzo Abe – 2015

58 ans séparent les deux photos ci-dessus et pourtant elles sont liées à plus d’un titre. En effet, outre les relations économiques et stratégiques entre les deux pays (vieilles formellement de 112 ans et beaucoup plus culturellement ou religieusement), le Premier Ministre actuel du Japon, Shinzo Abe, n’est autre que le petit fils de l’ancien Premier Ministre Nobusuke Kishi : après le rétablissement des relations diplomatiques en 1952 entre les deux pays, il fut celui qui développa une nouvelle ère dans leurs relations économiques. Dès 1958, le Japon commença à accorder des prêts en yens, et reste depuis le premier pays en termes d’aides, à l’Inde[i].

Les relations de l’Inde avec le Japon remontent au 6ème siècle avec l’introduction du Bouddhisme suivie d’échanges religieux et culturels importants. Des échanges commerciaux maritimes se sont développés comme par exemple avec les comptoirs portugais en Inde. Les relations formelles entre une Inde unifiée par le Raj Britannique et l’empire Japonais de l’ère Meiji furent établies en 1903 avec la création de la Japan-India Association, mais furent interrompues par la guerre. Dès la guerre finie, les relations reprirent, l’Inde s’inspirant de la capacité du Japon à se relever alors qu’elle venait de déclarer sa propre indépendance.

Aujourd’hui, le Japon est devenu un des premiers investisseurs en Inde et de nombreuses industries japonaises y ont implanté des usines. Actuellement les relations stratégiques des deux pays se développent à l’aune des velléités d’expansion chinoises en Mer de Chine du Sud. L’Inde partage ces préoccupations et cherche à développer sa propre approche, en développant ses relations avec le Japon et l’ASEAN, même si elle semble converger avec l’approche américaine. Outre les visites mutuelles des Premiers Ministres et Ministres de la Défense, les marines des deux pays conduisent des exercices en commun dont en Octobre dernier avec les Etats Unis dans l’Océan Indien.

 

Le Japon et l’Inde après la guerre

La Deuxième Guerre Mondiale vit s’opposer les deux pays, avec même des indiens combattant du côté japonais : La Indian National Army (INA), composée entre autres de volontaires, du nationaliste indépendantiste Subhas Chandra Bose, ancien allié politique de Gandhi, combattit auprès des troupes japonaises en Birmanie contre les anglaise. La INA était aussi composée de prisonniers de guerre indiens et d’indiens vivants en Malaisie ou en Birmanie. Elle était le bras armé du « gouvernement provisoire de l’Inde libre » de Bose créé en 1943 à Singapour, après son retour d’Allemagne[ii]. Cette unité symbolique ne fut pas au demeurant d’un grand poids dans les combats.

Nobusuke Kishi fut le 56ème et le 57ème Premier Ministre du Japon. Fonctionnaire du Ministère du Commerce et de l’Industrie dans les années 20, il visita les Etats Unis, l’Allemagne et l’Union Soviétique. Membre du mouvement des « bureaucrates réformateurs » il avait également des liens avec les militaires partisans de la « guerre totale » et devint ainsi après l’invasion de la Mandchourie un des plus importants administrateurs du Manchukuo. En 1940 il devint ministre en charge de certains aspects industriels de la guerre. Emprisonné après la guerre, il ne fut jamais jugé, et fut libéré en 1948 et créa un mouvement « national populaire de salut »[iii].

En 1952, l’interdiction touchant les hommes politique ayant eu des fonctions pendant la guerre étant levée, Kishi échoua d’abord à être élu mais le fut en 1953 avec le parti « libéral ». Soutenu par de nombreux députés de la Diète il rejoint le parti « démocrate » en 1954 comme secrétaire général. Il joue alors un rôle central dans la fusion des deux partis : il devient secrétaire général de l’ensemble, le Parti Libéral Démocrate, et surtout le principal financier des campagnes. Enfin, en 1957 il devient Premier Ministre et veut rapidement développer les relations politiques et économiques du Japon avec les pays d’Asie du Sud Est, et réviser le pacte de sécurité mutuel Américano-japonais de 1952.

Il fut également actif sur le plan international, avec l’accession du Japon au Conseil de Sécurité des Nations Unies, des visites d’état en Australie, Pologne, Argentine. Il solda surtout le passif existant avec les pays touchés par la guerre, en payant ainsi des dommages à l’Indonésie. L’Inde elle devait être un des premiers pays à signer un traité de paix avec le Japon en 1952 abandonnant ainsi toute demande de réparation au titre des dommages de guerre. En 2006, l’ancien premier ministre indien Manmohan Singh rendit hommage à Kishi, lors d’un discours à la Diète, soulignant son rôle dans le regain des relations entre les deux pays, en particulier les aides du Japon à l’Inde.

 

Nouveaux accords stratégiques

La visite d’état du Premier Ministre Shinzo Abe, pour la 9ème conférence annuelle Inde-Japon, du 11 au 13 Décembre, avait donc une portée personnelle et historique au-delà des enjeux politiques et économiques. La seule période d’après guerre durant laquelle les relations des deux pays se sont refroidies fut en 1998 après les essais nucléaires indiens. Le Japon dut prendre des sanctions économiques en parallèle des Etats Unis[iv]. Mais cette période ne dura pas et désormais le Japon et l’Inde sont alignés quant aux questions énergétiques, y compris dans le nucléaire : un pacte nucléaire a été signé mais reste conditionné à un usage pacifique par l’Inde de cette énergie.

Cet accord, nécessaire au développement de l’industrie indienne s’élevant à 12 milliards, était intégré dans un cadre comprenant d’autres contrats et aspects. Pour la première fois l’Inde va pouvoir exporter des voitures vers le Japon. L’industrie indienne cherche de plus en plus à exporter, domaine où elle intervient moins que sa concurrente chinoise, afin de soutenir son développement. Celui-ci doit aussi s’appuyer sur la politique du « Make In India » lancée par le Premier Ministre Modi pour amener les industriels étrangers à augmenter leurs présences et investissements en Inde par le biais des contrats publics, offsets et transferts de technologie[v].

Autre impératif pour l’Inde, la modernisation de ses infrastructures, énergétiques mais surtout logistiques. Par exemple, à ce jour, le charbon pour les centrales électriques doit être transporté par camions, le réseau ferroviaire n’étant pas assez développé. A un autre niveau, Shinzo Abe a signé un accord pour que le Japon, au travers d’un consortium ad-hoc, construise le 1er train à grande vitesse indien[vi]. Si le Japon exporte déjà beaucoup de technologies, cette visite d’état illustre un retournement complet dans deux domaines : le nucléaire d’abord[vii], sujet sensible au Japon surtout depuis Fukushima, mais aussi la défense, domaine où le pays a changé sa constitution depuis peu[viii].

Ces accords avaient été initiés l’année dernière lors de la visite du Premier Modi au Japon. D’autres domaines plus techniques sont concernés : aides financières, suppression des doubles taxations, R&Ds industrielles privées, éducation, visas, villes intelligentes. Mais un dossier longtemps attendu, et symbolique, n’a pas connu de conclusion : la vente des hydravions US-2 de reconnaissance maritime ShinMaywa[ix]. Un accord a été signé pour « soutenir la poursuite » de ce projet visant à construire en Inde ces appareils, héritiers des Kawanishi H8K de la 2ème guerre mondiale : après la guerre Kawanishi devint ShinMaywa et eu à nouveau le droit de construire des hydravions.

 

Conclusion

Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier Ministre Modi, l’Inde semble avoir repris l’ »offensive » sur le plan diplomatique avec la multiplication des visites officielles chez les partenaires historiques comme la Russie ou les Etats ou chez les pays ayant des intérêts partagés, économiques ou stratégiques, comme le Japon, la Corée ou plus généralement les pays de l’ASEAN. La visite de Shinzo Abe avait un objectif stratégique pour que ces deux puissances régionales contre balancent l’expansion chinoise. Même s’il s’agit ainsi de s’aligner sur les Etats Unis, le Japon et l’Inde ont leurs propres griefs et relations avec ce voisin encombrant bien que partenaire commercial incontournable.

L’Inde et le Japon négocient, investissent, achètent, s’opposent avec la Chine. La Chine remet en question les zones économiques exclusives maritimes du Japon, des Philippines ou du Vietnam. La Chine construit des infrastructures ferroviaires et routières au Pakistan et en Birmanie, « encerclant » ainsi l’Inde[x]. Elle construit des bases militaires en Mer de Chine du Sud et dans l’Océan Indien. Les marines du Japon et d’Inde ont mené l’exercice naval Malabar en commun. Le partenariat spécial global stratégique des deux pays[xi], continuation d’une relation ancienne, devient une réalité au-delà des liens personnels, culturels ou religieux.

 

Références

i Japan-India Relations (Basic Data), http://www.mofa.go.jp/region/asia-paci/india/data.html

ii Où il avait du partir en 1941, au vu de ses positions indépendantistes : il y reçu le soutient du gouvernement nazi et où il créa une « légion de volontaires indiens », unité militaire qui participa à différentes opérations.

iii Soutenu par certains officiels américains: The American Council of Japan composé de deux anciens ambassadeurs, d’avocats, de journalistes.

iv « L’Inde nucléaire », https://exmergere.info/2015/08/14/linde-nucleaire/

v « BITD indienne : vers les stratégies du «Make in India» and «Export India» », http://www.iris-france.org/55084-la-bitd-indienne-vers-les-strategies-du-make-in-india-and-export-india/

vi Entre Mumbai et Ahmedabad : « Indo-Japan partnership aimed at counter balancing China: Chinese daily », http://economictimes.indiatimes.com/articleshow/50200659.cms?utm_source=contentofinterest&utm_medium=text&utm_campaign=cppst

vii Le Japon jusqu’à present n’exportait pas de technologies nucléaires vers un pays non signataire du “Non Proliferation Treaty” ce qui est le cas de l’Inde.

viii « Japanese lawmakers OK greater overseas role for military », http://edition.cnn.com/2015/09/18/asia/japan-military-constitution/

ix « India and Japan sign accords to support US-2i deal », http://www.janes.com/article/56611/india-and-japan-sign-accords-to-support-us-2i-deal

x « Inde-Chine, entre encerclement et contre-encerclement », Jean-Vincent Brisset – Pierre Memheld, Revue Défense Nationale N° 783, Octobre 2015

xi ‘India and Japan Vision 2025: Special Strategic and Global Partnership Working Together for Peace and Prosperity of the Indo-Pacific Region and the World’: « India, Japan ink pacts on bullet train, defence, nuke energy », http://www.tribuneindia.com/news/nation/india-japan-ink-pacts-on-bullet-train-defence-nuke-energy/169950.html

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