Make in India and the Expanding Scope for India-Japan Defence Cooperation

Make in India and the Expanding Scope for India-Japan Defence Cooperation
India’s Act East policy and Prime Minister Modi’s Make in India drive coincide with the shifts in the Japanese post-war security policy and the April 2014 e

Le soleil levant de l’Inde

Nobusuke Kishi - Jawaharlal Nehru - 1957

Nobusuke Kishi – Jawaharlal Nehru – 1957

Narendra Modi - Shinzo Abe - 2015

Narendra Modi – Shinzo Abe – 2015

58 ans séparent les deux photos ci-dessus et pourtant elles sont liées à plus d’un titre. En effet, outre les relations économiques et stratégiques entre les deux pays (vieilles formellement de 112 ans et beaucoup plus culturellement ou religieusement), le Premier Ministre actuel du Japon, Shinzo Abe, n’est autre que le petit fils de l’ancien Premier Ministre Nobusuke Kishi : après le rétablissement des relations diplomatiques en 1952 entre les deux pays, il fut celui qui développa une nouvelle ère dans leurs relations économiques. Dès 1958, le Japon commença à accorder des prêts en yens, et reste depuis le premier pays en termes d’aides, à l’Inde[i].

Les relations de l’Inde avec le Japon remontent au 6ème siècle avec l’introduction du Bouddhisme suivie d’échanges religieux et culturels importants. Des échanges commerciaux maritimes se sont développés comme par exemple avec les comptoirs portugais en Inde. Les relations formelles entre une Inde unifiée par le Raj Britannique et l’empire Japonais de l’ère Meiji furent établies en 1903 avec la création de la Japan-India Association, mais furent interrompues par la guerre. Dès la guerre finie, les relations reprirent, l’Inde s’inspirant de la capacité du Japon à se relever alors qu’elle venait de déclarer sa propre indépendance.

Aujourd’hui, le Japon est devenu un des premiers investisseurs en Inde et de nombreuses industries japonaises y ont implanté des usines. Actuellement les relations stratégiques des deux pays se développent à l’aune des velléités d’expansion chinoises en Mer de Chine du Sud. L’Inde partage ces préoccupations et cherche à développer sa propre approche, en développant ses relations avec le Japon et l’ASEAN, même si elle semble converger avec l’approche américaine. Outre les visites mutuelles des Premiers Ministres et Ministres de la Défense, les marines des deux pays conduisent des exercices en commun dont en Octobre dernier avec les Etats Unis dans l’Océan Indien.

 

Le Japon et l’Inde après la guerre

La Deuxième Guerre Mondiale vit s’opposer les deux pays, avec même des indiens combattant du côté japonais : La Indian National Army (INA), composée entre autres de volontaires, du nationaliste indépendantiste Subhas Chandra Bose, ancien allié politique de Gandhi, combattit auprès des troupes japonaises en Birmanie contre les anglaise. La INA était aussi composée de prisonniers de guerre indiens et d’indiens vivants en Malaisie ou en Birmanie. Elle était le bras armé du « gouvernement provisoire de l’Inde libre » de Bose créé en 1943 à Singapour, après son retour d’Allemagne[ii]. Cette unité symbolique ne fut pas au demeurant d’un grand poids dans les combats.

Nobusuke Kishi fut le 56ème et le 57ème Premier Ministre du Japon. Fonctionnaire du Ministère du Commerce et de l’Industrie dans les années 20, il visita les Etats Unis, l’Allemagne et l’Union Soviétique. Membre du mouvement des « bureaucrates réformateurs » il avait également des liens avec les militaires partisans de la « guerre totale » et devint ainsi après l’invasion de la Mandchourie un des plus importants administrateurs du Manchukuo. En 1940 il devint ministre en charge de certains aspects industriels de la guerre. Emprisonné après la guerre, il ne fut jamais jugé, et fut libéré en 1948 et créa un mouvement « national populaire de salut »[iii].

En 1952, l’interdiction touchant les hommes politique ayant eu des fonctions pendant la guerre étant levée, Kishi échoua d’abord à être élu mais le fut en 1953 avec le parti « libéral ». Soutenu par de nombreux députés de la Diète il rejoint le parti « démocrate » en 1954 comme secrétaire général. Il joue alors un rôle central dans la fusion des deux partis : il devient secrétaire général de l’ensemble, le Parti Libéral Démocrate, et surtout le principal financier des campagnes. Enfin, en 1957 il devient Premier Ministre et veut rapidement développer les relations politiques et économiques du Japon avec les pays d’Asie du Sud Est, et réviser le pacte de sécurité mutuel Américano-japonais de 1952.

Il fut également actif sur le plan international, avec l’accession du Japon au Conseil de Sécurité des Nations Unies, des visites d’état en Australie, Pologne, Argentine. Il solda surtout le passif existant avec les pays touchés par la guerre, en payant ainsi des dommages à l’Indonésie. L’Inde elle devait être un des premiers pays à signer un traité de paix avec le Japon en 1952 abandonnant ainsi toute demande de réparation au titre des dommages de guerre. En 2006, l’ancien premier ministre indien Manmohan Singh rendit hommage à Kishi, lors d’un discours à la Diète, soulignant son rôle dans le regain des relations entre les deux pays, en particulier les aides du Japon à l’Inde.

 

Nouveaux accords stratégiques

La visite d’état du Premier Ministre Shinzo Abe, pour la 9ème conférence annuelle Inde-Japon, du 11 au 13 Décembre, avait donc une portée personnelle et historique au-delà des enjeux politiques et économiques. La seule période d’après guerre durant laquelle les relations des deux pays se sont refroidies fut en 1998 après les essais nucléaires indiens. Le Japon dut prendre des sanctions économiques en parallèle des Etats Unis[iv]. Mais cette période ne dura pas et désormais le Japon et l’Inde sont alignés quant aux questions énergétiques, y compris dans le nucléaire : un pacte nucléaire a été signé mais reste conditionné à un usage pacifique par l’Inde de cette énergie.

Cet accord, nécessaire au développement de l’industrie indienne s’élevant à 12 milliards, était intégré dans un cadre comprenant d’autres contrats et aspects. Pour la première fois l’Inde va pouvoir exporter des voitures vers le Japon. L’industrie indienne cherche de plus en plus à exporter, domaine où elle intervient moins que sa concurrente chinoise, afin de soutenir son développement. Celui-ci doit aussi s’appuyer sur la politique du « Make In India » lancée par le Premier Ministre Modi pour amener les industriels étrangers à augmenter leurs présences et investissements en Inde par le biais des contrats publics, offsets et transferts de technologie[v].

Autre impératif pour l’Inde, la modernisation de ses infrastructures, énergétiques mais surtout logistiques. Par exemple, à ce jour, le charbon pour les centrales électriques doit être transporté par camions, le réseau ferroviaire n’étant pas assez développé. A un autre niveau, Shinzo Abe a signé un accord pour que le Japon, au travers d’un consortium ad-hoc, construise le 1er train à grande vitesse indien[vi]. Si le Japon exporte déjà beaucoup de technologies, cette visite d’état illustre un retournement complet dans deux domaines : le nucléaire d’abord[vii], sujet sensible au Japon surtout depuis Fukushima, mais aussi la défense, domaine où le pays a changé sa constitution depuis peu[viii].

Ces accords avaient été initiés l’année dernière lors de la visite du Premier Modi au Japon. D’autres domaines plus techniques sont concernés : aides financières, suppression des doubles taxations, R&Ds industrielles privées, éducation, visas, villes intelligentes. Mais un dossier longtemps attendu, et symbolique, n’a pas connu de conclusion : la vente des hydravions US-2 de reconnaissance maritime ShinMaywa[ix]. Un accord a été signé pour « soutenir la poursuite » de ce projet visant à construire en Inde ces appareils, héritiers des Kawanishi H8K de la 2ème guerre mondiale : après la guerre Kawanishi devint ShinMaywa et eu à nouveau le droit de construire des hydravions.

 

Conclusion

Depuis l’arrivée au pouvoir du Premier Ministre Modi, l’Inde semble avoir repris l’ »offensive » sur le plan diplomatique avec la multiplication des visites officielles chez les partenaires historiques comme la Russie ou les Etats ou chez les pays ayant des intérêts partagés, économiques ou stratégiques, comme le Japon, la Corée ou plus généralement les pays de l’ASEAN. La visite de Shinzo Abe avait un objectif stratégique pour que ces deux puissances régionales contre balancent l’expansion chinoise. Même s’il s’agit ainsi de s’aligner sur les Etats Unis, le Japon et l’Inde ont leurs propres griefs et relations avec ce voisin encombrant bien que partenaire commercial incontournable.

L’Inde et le Japon négocient, investissent, achètent, s’opposent avec la Chine. La Chine remet en question les zones économiques exclusives maritimes du Japon, des Philippines ou du Vietnam. La Chine construit des infrastructures ferroviaires et routières au Pakistan et en Birmanie, « encerclant » ainsi l’Inde[x]. Elle construit des bases militaires en Mer de Chine du Sud et dans l’Océan Indien. Les marines du Japon et d’Inde ont mené l’exercice naval Malabar en commun. Le partenariat spécial global stratégique des deux pays[xi], continuation d’une relation ancienne, devient une réalité au-delà des liens personnels, culturels ou religieux.

 

Références

i Japan-India Relations (Basic Data), http://www.mofa.go.jp/region/asia-paci/india/data.html

ii Où il avait du partir en 1941, au vu de ses positions indépendantistes : il y reçu le soutient du gouvernement nazi et où il créa une « légion de volontaires indiens », unité militaire qui participa à différentes opérations.

iii Soutenu par certains officiels américains: The American Council of Japan composé de deux anciens ambassadeurs, d’avocats, de journalistes.

iv « L’Inde nucléaire », https://exmergere.info/2015/08/14/linde-nucleaire/

v « BITD indienne : vers les stratégies du «Make in India» and «Export India» », http://www.iris-france.org/55084-la-bitd-indienne-vers-les-strategies-du-make-in-india-and-export-india/

vi Entre Mumbai et Ahmedabad : « Indo-Japan partnership aimed at counter balancing China: Chinese daily », http://economictimes.indiatimes.com/articleshow/50200659.cms?utm_source=contentofinterest&utm_medium=text&utm_campaign=cppst

vii Le Japon jusqu’à present n’exportait pas de technologies nucléaires vers un pays non signataire du “Non Proliferation Treaty” ce qui est le cas de l’Inde.

viii « Japanese lawmakers OK greater overseas role for military », http://edition.cnn.com/2015/09/18/asia/japan-military-constitution/

ix « India and Japan sign accords to support US-2i deal », http://www.janes.com/article/56611/india-and-japan-sign-accords-to-support-us-2i-deal

x « Inde-Chine, entre encerclement et contre-encerclement », Jean-Vincent Brisset – Pierre Memheld, Revue Défense Nationale N° 783, Octobre 2015

xi ‘India and Japan Vision 2025: Special Strategic and Global Partnership Working Together for Peace and Prosperity of the Indo-Pacific Region and the World’: « India, Japan ink pacts on bullet train, defence, nuke energy », http://www.tribuneindia.com/news/nation/india-japan-ink-pacts-on-bullet-train-defence-nuke-energy/169950.html

Le MMRCA : une nouvelle saison ?!

India MMRCA

La saison précédente du MMRCA[i] s’était terminée sur un rebondissement comme seules les bonnes séries savent le faire : en lieu et place d’un contrat résultant de 3 ans de négociations exclusives à l’issue d’un long processus de sélection dans le cadre d’un appel d’offres pour acquérir 126 appareils, les gouvernements indien et français sont entrés en discussions directes pour la vente de 36 appareils seulement en « conditions de vol »[ii].

Le 30 Juillet, le Ministre de la Défense Indien, Manohar Parrikar, annonçait l’abandon de l’appel d’offres MMRCA. Cette annonce, logique si l’on considère que cet appel d’offres avait été vidé de son sens par l’annonce du Premier Ministre Modi en Avril à Paris, a surtout permis aux critiques des gouvernements indiens et français de souligner leurs échecs, plus au niveau politique qu’industriel ou militaire.

Mais le 3 Août des « sources informées » ont laissé entendre à la presse indienne qu’un nouvel appel d’offres pour 90 appareils serait lancé après la publication des nouvelles procédures d’achats du Ministère de la Défense[iii]. L’information met clairement l’accent sur le rôle du secteur privé de la défense dans le cadre de la politique du « Make In India ». Cette annonce, si elle devait se confirmer, serait le rebondissement de la nouvelle saison de la série « MMRCA ».

Les enjeux militaires et industriels

Bien que Dassault et Hindustan Aeronautics Limited (HAL) aient eu 3 ans pour mettre sur pied un mécano industriel permettant de respecter les procédures d’achat du Ministère de la Défense Indien[iv], il est apparu que des obstacles, et conditions, ont empêché la conclusion d’un tel accord. Or l’Armée de l’Air Indienne (IAF) doit remplacer dans les années à venir jusqu’à 250 ou 300 de ses appareils de chasse. Donc tout délai dans les discussions reportait d’autant les livraisons.

Entre autres obstacles, il semble que HAL ne parviendrait pas à tenir son rôle dans le mécano industriel. Le plan initial prévoyait la construction d’une petite série en France puis progressivement une construction des appareils restant en Inde. Cela impliquait le transfert de savoirs faire et de technologies vers les industriels indiens impliqués, processus nécessitant d’identifier pour chaque membre du GIE Rafale d’un partenaire indien capable d’assurer la production des éléments.

Une interprétation d’un achat en « conditions de vol » de 36 Rafale est la construction de l’ensemble des éléments des avions, et leurs intégrations, en France. Or cela contredit la règle des procédures d’achats spécifiant que pour les contrats publics de défense il faut de 30 à 50% de compensations industrielles. Ces offsets seuls nécessitent l’achat d’éléments à des partenaires indiens qualifiés, ce qui nécessiterait transferts de savoirs faire et de technologies.

Les enjeux politiques internes et internationaux

L’appel d’offres MMRCA est symbolique de par ses enjeux militaires et industriels mais également sur le plan de la politique interne. En effet, Narendra Modi a centré sa politique économique sur l’objectif de faire de l’Inde une puissance industrielle pour qu’elle devienne autonome et exportatrice[v]. Renoncer au « Make In India » pour le MMRCA aurait eu un impact important pour Modi d’autant qu’il est déjà critiqué pour le manque de résultat de cette politique.

Seulement acheter un avion de chasse, qu’il soit de 4ème ou 5ème génération, n’est pas une simple action commerciale. Une des raisons des multiples saisons à rebondissement du MMRCA, qui dure depuis plus de 10 ans, est la forte influence du politique sur le contrat que ce soit au plan interne et international. L’Inde devient peu à peu un acteur diplomatique central[vi], dans l’Océan Indien[vii] et pour l’Asie Pacifique[viii], car elle est un partenaire important pour plusieurs pays.

Les Etats Unis, la France, la Russie, l’Iran, le Japon, l’Australie ou les Seychelles se rapprochent de l’Inde, que ce soit pour leurs objectifs locaux, régionaux ou internationaux. De par ses relations historiques, économiques ou militaires, parfois anciennes, avec eux, l’Inde est un pays avec lequel on peut passer des accords sur tous les sujets. Et si son économie se développe, ses besoins sont encore importants, à commencer pour moderniser son armement.

Nouvelle saison ou nouvelle série ?

Si l’Inde veut rationaliser son aviation, même avec 126 appareils le MMRCA n’aurait remplacé que la moitié, voire le tiers, des besoins de l’IAF. D’autre part confier un tel contrat à un seul fournisseur contredit la politique indienne visant à se rapprocher de tous ses partenaires. Sur le seul plan aéronaval les Etats Unis ont proposé à l’Inde leurs technologies de catapultes pour ses futurs portes avions, essentiels pour réaffirmer sa position dans l’Océan Indien.

Le nouvel appel d’offres permettrait de concilier ces deux approches : avoir assez rapidement 36 appareils pour pallier aux besoins immédiats tout en relançant la compétition entre les différents constructeurs/pays de l’appel d’offres précédents. En effet, il semblerait que tous les constructeurs soient à nouveau invités à concourir[ix] : Rafale, Gripen, F-16, F-18, Eurofighter et MiG-35. Chaque constructeur a d’ailleurs continué à pousser, et améliorer, son offre.

Les futures procédures d’achats devraient encore plus mettre l’accent sur la production locale, par le biais d’offsets et de transferts, mais également peut être au sens strict, c’est-à-dire par l’implantation de chaînes de montage complètes en Inde. Si cela va à l’encontre d’une rationalisation de la flotte de combat indienne, cela réaffirme la politique du « Make In India » tout en approfondissant les liens économiques, stratégiques et géopolitiques avec les différents pays partenaires.

***

S’il est à noter que l’accord annoncé en Avril n’a pas encore été concrétisé par un contrat, il n’est pas exclu de penser que Dassault sera à nouveau sélectionné comme fournisseur pour le nouvel appel d’offres. Mais si l’on considère les lenteurs administratives, les jeux géo-politiques, les rebondissements et les contraintes pratiques d’un tel contrat sur plus de 10 ans, le nouvel appel d’offres pourrait connaître la même « longévité ».

Il ne faut pas juger des avancées de cet appel d’offres à la seule lumière des luttes politiques internes des pays concurrents dont la portée est bien inférieure à celle d’un tel contrat qui engagent deux pays sur plusieurs dizaines d’années. Les luttes d’influence entre les pays compétiteurs joueront un rôle central bien au-delà de la « simple » construction d’un avion de chasse. Et peut être ont-elles déjà joué un rôle dans la décision qui se dessine ?

Références

i Medium Multi-Role Combat Aircraft

ii « India to buy 36 Rafale jets in fly-away conditions from France », http://economictimes.indiatimes.com/articleshow/46881597.cms

iii « ‘Make in India’ for 90 medium combat jets », http://timesofindia.indiatimes.com/india/Make-in-India-for-90-medium-combat-jets/articleshow/48318408.cms

iv Defence Procurement Procedures

v « Airbus, Kamov, BAE: tous « Make in India »? », https://exmergere.info/2015/05/18/airbus-kamov-bae-tous-make-in-india/

vi « L’Inde, acteur diplomatique central ? », http://www.anaj-ihedn.org/cca-10/

vii « La France et l’Inde dans son Océan », https://exmergere.info/2015/07/20/la-france-et-linde-dans-son-ocean/

viii « Inde – Etats Unis : convergences ou divergences ? », https://exmergere.info/2015/06/07/inde-etats-unis-convergences-ou-divergences/

ix « India Is Set to Re-Compete MMRCA! », http://defense-update.com/20150802_mmrca-3.html

L’Inde, acteur diplomatique central ?

Si l’on s’en tient au nombre important de visites de chefs d’états et de ministres étrangers en Inde ou d’officiels indiens dans les pays d’Asie, d’Afrique, du Moyen Orient, d’Europe et des Etats Unis, on pourrait en déduire que l’Inde est devenu un acteur diplomatique central. La visite, mi décembre, de Vladimir Poutine a notamment permis d’appréhender l’ampleur de la relation particulière qui unit l’Inde et la Russie depuis 1955 et l’ère soviétique. Le Président Russe et le Premier Ministre Indien auraient ainsi conclu pas moins de 20 accords pour un montant total de 100 milliards de dollars, à l’occasion du 15ème sommet bilatéral annuel entre les deux pays. L’Inde a par ailleurs renforcé ses relations stratégiques et économiques avec l’Australie, le Vietnam, les Philippines, l’Indonésie, la Malaisie, le Japon, la Corée ou l’Iran. L’Inde va également accueillir en 2015 un nouveau sommet Inde-Afrique, continent avec lequel elle a des liens économiques et historiques de par sa diaspora implantée sur le continent africain.

Article publié dans les Cahiers du Comité Asie de l’ANAJ-IHEDN – Mai 2015

Le CCA-10 peut être téléchargé ici.

Toshiba to Commercialize Vegetable Production at New Plant Factory

Toshiba Corporation today announced that it will add a new dimension to its healthcare business by starting production of pesticide-free, long-life vegetables in a closed-type plant factory that operates under almost aseptic conditions*1. The company has begun construction of the plant factory at a facility in Yokosuka, Kanagawa prefecture, and will start shipping lettuce, baby leaf greens, spinach, mizuna and other vegetables in the second quarter of FY2014. Annual sales are estimated at 300 million yen.

Geopolitics and the Northern Sea Route

Spratlys islands: in the middle of EEZs?