Billet d’humeur – Visite d’Etat de François Hollande en Inde

 

35ème Régiment d'Infanterie - Republic Day 2016

35ème Régiment d’Infanterie – Republic Day 2016 – New Delhi

Le Président François Hollande s’est rendu en visite d’Etat à New Delhi du 24 au 26 Janvier 2016, à l’occasion de la fête nationale indienne dont il était l’invité d’honneur[i]. La visite comportait des enjeux importants pour Dassault, DCNS, Areva et les autres entreprises de la délégation[ii]. Il s’agissait également de renforcer les domaines de coopérations qui avaient été listés lors de la visite du Premier Ministre Indien en Avril 2015. Mais alors que l’on peut trouver du Twitter des messages, dont certains sont au mieux déplacés dans une délégation officielle[iii], publiés durant la parade officielle, il est nécessaire de rappeler que la France et l’Inde ont d’anciennes relations.

Les enjeux ne sont pas uniquement économiques, bien que l’Inde soit attractive avec un marché intérieur important mais des infrastructures et des industries nécessitant encore des technologies et investisseurs étrangers. Il s’agit aussi de développer des coopérations dans la recherche énergétique ou spatiale. La question du terrorisme relie également les deux pays, certains analystes indiens ayant fait le parallèle entre les attaques de Paris en Novembre et celles de Mumbai ou Pathankot en 2015[iv]. On se souviendra que Narendra Modi avait condamné les attentats de Paris[v], et que son pays est lui-même concerné par le terrorisme islamiste[vi].

En cette période de Centenaire de la 1ère Guerre Mondiale, il n’est pas inutile de rappeler que des soldats indiens se sont battus en France : Narendra Modi a inauguré un monument à leur mémoire lors de sa visite[vii]. De même durant la 2ème Guerre Mondiale, les troupes indiennes combattirent sur le sol français. Dès l’indépendance de l’Inde, la France établit des relations diplomatiques avec elle alors même qu’elle y avait encore des comptoirs dont le sort fut scellé en 1956. Néanmoins les ressortissants de Pondichéry sont encore très attachés à leur identité française avec un monument aux morts, rappelant cette autre histoire des troupes indiennes.

Les relations économiques, diplomatiques ou culturelles[viii] entre les deux pays ont donc toujours existé et ne peuvent pas se résumer aux aléas des contrats en cours de négociation, d’autant que Dassault ou Thalès sont présentes en Inde depuis plusieurs dizaines d’années. Les armées indiennes opèrent encore des Mirage et ont utilisé des tanks français dans leurs opérations militaires. Les exercices navals, aériens ou terrestres entre les deux pays sont réguliers, d’autant que la France fait partie des rares alliés de l’Inde à être présente territorialement et militairement dans l’Océan Indien, seule profondeur stratégique de l’Inde[ix].

A l’occasion de la parade militaire, l’Inde a fait un honneur particulier à la France puisque pour la première fois depuis son indépendance une unité militaire étrangère a défilé aux côtés des troupes indiennes. Clin d’œil historique significatif, il s’agit du 35ème Régiment d’Infanterie dont l’ancêtre, le 35ème Régiment d’Aquitaine, a combattu aux côtés de troupes du Royaume de Mysore contre les anglais de 1781 à 1784. Les unités de cavalerie de ce royaume furent amalgamées au fil de temps par l’Empire Britannique puis la République Indienne pour donner aujourd’hui le 61ème Régiment de Cavalerie, une des unités la plus prestigieuse de l’arme blindée cavalerie indienne[x], qui a défilé après le 35ème RI[xi].

Les relations Inde – France ne résument donc pas aux seuls enjeux économiques, même si certains commentateurs les abordent sous cet angle principalement pour que leurs aléas servent de critique politique aux gouvernements en indiens ou français. Les difficultés mises en avant ne sont pas non plus le fait unique d’une partie ou l’autre, comme on a pu le voir dans le feuilleton du contrat MMRCA[xii]. Mais ces relations étant stratégiques, car anciennes, pour les deux pays, il ne s’agirait pas que des erreurs d’appréciation ou d’ »intelligence culturelle » viennent les troubler par intérêt personnel ou méconnaissance des us, coutumes ou de l’histoire justement.

 

Références

i « Inde: les enjeux de la visite de François Hollande » – http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20160124-inde-visite-francois-hollande-Narendra-Modi-rafales-economie

ii La liste des dirigeants membres de la délégation est à ce titre significative : https://pbs.twimg.com/media/CZWg_UvW0AEDewr.jpg:large

iii On jugera sur : https://twitter.com/MA_Jamet avec en particulier https://twitter.com/MA_Jamet/status/691922462884401152

iv « Hollande Visit: Pathankot, Paris Put Terrorism High On Agenda” – http://www.ndtv.com/india-news/hollande-visit-pathankot-paris-put-terrorism-high-on-agenda-1268489

v “Paris attacks: France terror assaults attack on humanity, Narendra Modi says” – http://timesofindia.indiatimes.com/india/Paris-attacks-France-terror-assaults-attack-on-humanity-Narendra-Modi-says/articleshow/49781610.cms

vi « Combattre l’Etat Islamique: la perspective de l’Inde », Pradhuman Singh, Pierre Memheld, Revue Défense National N°779, Avril 2015

vii « PM Narendra Modi pays tribute to Indian soldiers slain in World War-I » – http://articles.economictimes.indiatimes.com/2015-04-11/news/61041490_1_indian-soldiers-war-memorial-prime-minister-narendra-modi

viii Dans les domaines de l’éducation ou de l’architecture, le Président Hollande ayant commencé sa visite par Chandigarh, ville conçue par Le Corbusier.

ix « La France et l’Inde dans son Océan » – https://exmergere.info/2015/07/20/la-france-et-linde-dans-son-ocean/

x « L’Arme Blindée Cavalerie Indienne », Pierre Memheld, Batailles & Blindés N°71, Février Mars 2016.

xi « French regiment is back in India after 232 years » – http://timesofindia.indiatimes.com/india/French-regiment-is-back-in-India-after-232-years/articleshow/50734908.cms

xii « Le Rafale s’envole pour l’Inde, mais sans le MMRCA ? » – https://exmergere.info/2015/04/14/le-rafale-senvole-pour-linde-mais-sans-le-mmrca/

Only Half of Companies Actually Use the Competitive Intelligence They Collect

Only Half of Companies Actually Use the Competitive Intelligence They Collect

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For more than 30 years, most large corporations worldwide have adopted competitive intelligence (CI) as a way to expedite good decisions. And yet for almost every company that uses CI in their decision-making, there’s another that disregards CI’s mix of industry analysis, rival positions, and market insight to their detriment.

We recently conducted a survey of CI managers and analysts who’ve been through our training program to see how much their findings influenced major company decisions, and why. We received 236 responses from 21 industries in U.S. and European corporations, from CI-trained analysts in marketing, business development, strategy, R&D, finance, and other fields. They had an average of 6.3 years of experiencing in using CI frameworks and tools, and 62% were from companies with over $1 billion in annual sales revenues.

We found that 55% of our respondents said that their input on major management decisions made enough difference to improve the decision. But 45% said their CI analysis did not.

Why did some analysts have their input incorporated, while others didn’t? Our survey suggested several key reasons.

First, many executives decide on a course of action and then use CI to ratify their choice. When asked, “What percent of your reports do you feel are just ‘confirmatory’ for an executive who already made a decision?” a full one-third of our respondents claimed “high” or “very high.” In these cases, the analysis may just be an obligation to be checked off a list.

We also ran several simple OLS regression models and tested more than two dozen variables to see if they affected which companies actually allowed their CI analyses to influence their decisions. At the end, we found four variables turned out to be highly significant in explaining the difference in impact.

1. The analyst was assigned a “sign-off” authority over major decisions. The single most effective way to ensure intelligence is used in any given decision is to give the analyst a say in moving it forward. In practical terms this means the analyst – not just the PowerPoint deck – becomes part of discussions leading to the decision. That is the one area where “intelligent organizations” differ most from others.

2. Management was open to perspectives that were different from the internal consensus. Management that was more open to different perspective was also more likely to ask the analyst for the “big picture” rather than just the data.

3. The analyst’s report called for proactive action more than reaction. Most companies are reactive by nature, and a lot of intelligence is about reacting to competitors’ moves. However, the decisions that matter more may well be those that are proactive. When the analyst provided proactive recommendations, the analysis had more of an impact.

4. The analyst was involved in product launches. We don’t know why analysts in this area felt particularly impactful, but we do know that competitive intelligence is highly popular in tactical areas, and that product launches are an area where companies are most worried about competitors’ responses; successful product launches depend on correctly gauging the response of other players in the market. These include, naturally, customers and competitors, but also the less obvious responses by distribution channels, regulatory authorities, and influencing agents. Lack of insightful anticipation of these reactions — which is where competition analysts have the greatest expertise — leads to many more failures than there should be. Perhaps the analysts involved with product launches are thus given more of a mandate than analysts involved in other kinds of activities.

None of these steps involves spending millions on the intelligence or hiring legions of analysts. And overall, these four variables explained a respectable 40% of the variability in having an impact on decisions. In terms of magnitude of the effect, the simple “sign off” requirement from management was clearly the leading contributor to explaining variability of impact.

For these decisions – the ones that were improved by competitive intelligence — CI analysts reported many applications of their insights. While product launches were over-represented, our respondents told us about a wide array of applications for their analyses. They were evenly distributed between pursuing opportunities (46%) and reducing risks (44%), and ran the gamut from product pricing and features, capex investments, manufacturing processes, market expansion, joint ventures, M&A, and more.

For example, in the pharmaceutical industry, respondents said that use of competitive intelligence had either saved or generated millions through discontinuing ineffective drug development efforts, walking away from bad deals and/or licensing opportunities, or accelerating new drug development based on what competitors were doing. For example, as one told us, “We accelerated our orphan disease program, based on accurate prediction of rival expected entry.”

A common theme across industries was the smart reallocation of resources. One analyst told us that their company had stopped development on a project that was consuming lots of local resources after the analysis indicated it wouldn’t be effective. They then re-applied those resources to an area with true growth potential — that area is now starting to take off. In a different company, an analysis led to the cancellation of an extremely high-risk R&D program.

This is not to discount the importance of ratifying a current course of action. In one of our favorite answers to our open-response question, an analyst described how CI had “identified only a single competitor, while determining others did not have the business case to continue a pursuit.” But it’s clear to us from this and other surveys we’ve done that the companies that get the most out of CI use it for a wide array of purposes – and actually let it shape their decisions.