L’Inde et son océan

Cela peut sembler une évidence mais l’océan Indien est l’ »arrière cour » voire même la « profondeur stratégique » de l’Inde. Or l’Inde n’est pas « maitresse » de cette continuation naturelle de ses intérêts économiques et stratégiques. En effet, malgré des relations historiques et une forte diaspora sur tout le pourtour de l’océan, l’Inde ne contrôle réellement que les îles Andaman et Nicobar au débouché du très stratégique détroit de Malacca. La France, les États-Unis, le Royaume Uni, l’Australie sont présents militairement. Les Maldives, les Seychelles ou même Madagascar et l’Indonésie n’ont pas de capacités notables en matière maritime. La piraterie dans l’ouest de l’océan tend à montrer la difficulté pour les pays africains à maitriser leurs eaux. Dans ce contexte, la Chine a elle une stratégie, dite du « collier de perles », visant à déployer sa marine non seulement en Asie du Sud-est mais également dans l’océan Indien.

L’Inde et son océan

BITD indienne : vers les stratégies du «Make in India» and «Export India»

L’édition 2015 du salon Aero India s’est terminée dimanche 22 février sans annonce de contrat important malgré de nombreuses attentes et rumeurs. Plus de six cents entreprises, indiennes et internationales, étaient présentes à cette 10ème édition du salon aéronautique indien. S’il n’y a pas eu d’annonce notable, le sujet principal des discussions a été la nouvelle stratégie dite du « Make In India » sur laquelle le Premier ministre indien a centré son discours d’inauguration.

BITD indienne : vers les stratégies du «Make in India» and «Export India»

La relation Inde – Etats Unis

President Obama and Prime Minister Modi at India Republic Day parade.

President Obama and Prime Minister Modi at India Republic Day parade.

En ce jour de fête nationale en Inde, le Republic Day, le Président Obama est l’invité d’honneur des festivités. Si sa présence est symbolique, c’est la première fois qu’un président américain est invité ce jour là, il est avant tout venu avec un « agenda » chargé du point de vue économique. Avec une relation aux multiples aléas depuis l’indépendance, l’Inde et les Etats Unis ont établi de nombreuses coopérations, dans la recherche, l’industrie, ou la défense mais ne sont pas encore les partenaires les plus proches. L’Inde maintient sa propre politique étrangère, et coopérations, avec des pays comme la Russie ou l’Iran et la Chine. Les Etats Unis veulent faire de l’Inde leur soutien en Asie Pacifique pour contenir l’expansion de la Chine. Mais celle-ci est le premier partenaire commerciale de l’Inde, malgré de nombreux points de tensions territoriales. Et la Russie reste le premier vendeur d’arment, et d’usines nucléaires, en Inde.

Ces différents points sont au programme de la visite du Président Obama. Dès son arrivée, le Président Américain et le Premier Ministre Indien ont annoncé la signature d’un accord pour débloquer des milliards de dollar dans le domaine nucléaire, dans la continuation du premier accord signé en 2005. La priorité en matière de défense n’est pas tellement de vendre du matériel américain à l’Inde, bien qu’il y ait des contrats pour des avions de surveillance, de transport et les hélicoptères, mais de développer des matériels en commun. L’Inde est particulièrement intéressée par le domaine des drones et des porte-avions, équipements dont elle a besoin pour accroitre ses capacités de contrôle de ses frontières terrestres et de projection de ses forces maritimes. Sur ce dernier point, et dans le cadre de la Defence Technology and Trade Initiative (DTTI), l’Inde et les Etats Unis envisage une coopération sur le développement de la nouvelle génération de catapulte électromagnétique (Electromagnetic Aircraft Launch System – EMALS).

Si l’Inde opère déjà deux portes avions, ils ne sont pas munis de catapultes, équipement clé pour déployer rapidement la force aérienne embarquée. L’Inde doit renforcer sa marine pour faire face au déploiement, de plus en plus proche de ses frontières et zones économique maritimes, de la marine Chinoise. Les autres domaines de coopération envisagés dans le DTTI sont les moteurs d’avions et les l’amélioration des Hercules C130J. Le domaine du partage de renseignement, pour le contre-terrorisme (Al Qaeda dans le sous continent indien), et la cyber-sécurité font également partie des discussions. Les Etats Unis et l’Inde ne sont pas forcément d’accord sur la politique à mener vis-à-vis du Pakistan et de l’Afghanistan. Même si ces questions de politiques étrangères sont moins abordées que les domaines économiques, elles sont importantes pour les deux pays. Enfin des questions comme les énergies traditionnelles, renouvelables et les changements climatiques, sont à l’ordre du jour.

Cette visite a été préparée, et annoncée, longtemps à l’avance aussi bien par la visite de délégations américaines dédiées à chacun des domaines abordées mais surtout par sa médiatisation. Des dizaines d’articles ont été, sont, et seront publiés sur ces sujets. Il faut également mettre les annonces déjà faites en parallèle de la politique indienne du « make in india » qui tends à favoriser les industries locales, par l’acquisition de technologies et savoirs faire, dans un premier temps par leur implication dans les grands contrats publics ouverts à la compétition internationale, puis dans un deuxième temps par leurs exportations, et fusions-acquisitions, sur des marchés comme l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Europe. L’Inde se positionnant comme une puissance militaire régionale et ambitionnant un rôle diplomatique international, les Etats Unis devrait favoriser ce partenariat, les deux pays ayant une politique de plus en plus tournée vers l’Asie.

How the world’s biggest companies bribe foreign governments—in 11 charts – The Washington Post

How the world’s biggest companies bribe foreign governments—in 11 charts – The Washington Post.

The OECD analyzed 427 foreign bribery cases that were closed between 1999 and 2014. What the researchers found is a steady stream of illicit money exchanges between multinational businesses and public officials in both poor and rich countries.

http://www.oecd.org/corruption/oecd-foreign-bribery-report-9789264226616-en.htm

Le Rafale dans les médias indiens

Dassault Aviation est entré en discussion exclusive avec le ministère de la Défense indien pour conclure la vente de Rafales en janvier 2012. Depuis, les négociations se poursuivent pas à pas vers la conclusion d’un contrat définitif, désormais annoncé par les médias pour mars 2015 – sans tenir compte d’un éventuel report de la décision, cette date ayant déjà été plusieurs fois décalée [1] . Les médias indiens suivent de près cette affaire car il s’agit d’un contrat clé, non seulement pour l’avionneur français, mais également pour la Défense indienne dans son ensemble.

Le Rafale dans les médias indiens

Intelligence analysis and cognitive biases: an illustrative case study

This case study is foremost an educational tool. It involves two European and Asian multinational tires manufacturer for OTR, Off the Road, or “off road” and a problem of price competition. It shows how an initial intelligence effort is led astray. Instead the solution is a combination of approaches, better known as Competitive Intelligence. It is built on the external vision of the company craft, the use of all information sources characteristics of an intelligence field dedicated to the business world. It is not a new discipline but a trans-disciplinary approach for information exploitation which is using elements from financial analysis, SWOT (strengths, weaknesses, opportunities, threats) matrixes, and value chain analysis. In the above case, the company Eurotires used mostly the following sources: internet, scientific and patent databases; public administrative sources; customers interviews, industrial experts (manufacturing and distribution), and marketing analysis.

https://ojs.hh.se/index.php/JISIB/article/view/96

Business intelligence, ethics, compliance and risk anticipation

Business intelligence, ethics, compliance and risk anticipation. Companies willing to develop their activities internationally are facing several kind of risks: political instability, unfair competition, economic espionage but also sometimes corruption existing in public call for offers or industrial projects. These risks can combine in an extreme case when the company won’t have the same responsive or influence tools than its competitors. As of now, the corruption risk rising can be considered as a competition distortion since the laws are different in each country. These hyper-competition changing forms development, linked to the emergence of players which don’t have to follow the same rules, creates a new challenge. The good internal governance, as processes audit, and preventive investigation, methods grouped in the compliance concept are new ways to protect itself against these threats.

Business intelligence, ethics, compliance and risk anticipation

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